Could fermented foods support glowing skin?

Petites portions, grand effet: ce que les aliments fermentés font pour votre peau

Il y a quelques semaines, nous vous parlions de l’intestin et de son lien avec la peau. Nous évoquions le microbiome, cette communauté vivante qui, en vous influence la digestion, l’immunité, l’humeur et, par ricochet, le teint de votre peau.

Cette semaine, direction la cuisine. Nous voulons nous arrêter sur l’un des moyens les plus anciens et les plus simples de nourrir cette communauté intérieure: la fermentation.

Un peu d’histoire, pour commencer

Les légumes fermentés ne sont pas une tendance bien-être. On les prépare depuis des millénaires, bien avant que quiconque n’ait entendu parler de microbiome.

Les archéologues estiment que la fermentation remonte à sept ou dix mille ans, ce qui en fait l’une des plus anciennes techniques alimentaires connues.

Bien avant l’invention du réfrigérateur, des familles du monde entier ont compris que le sel, le temps nécessaire à la fermentation et des bactéries naturellement présentes pouvaient transformer un légume voué à s’abîmer en un aliment capable de tenir tout un hiver et, bien souvent, d’y gagner en saveur.

En Corée, cet instinct a donné naissance au kimchi, préparé à partir de chou de Chine ou de radis, relevé d’ail, de gingembre et de piment. Chaque automne, les familles se retrouvent encore pour le kimjang, cette tradition collective qui consiste à préparer de grandes quantitéspour les mois froids.

En Europe centrale, la même idée a donné la choucroute, un chou finement émincé, fermenté lentement dans sa propre saumure, appréciée depuis des générations pour sa vitamine C.

En Turquie, on trouve le turşu, toute une famille de légumes fermentés et marinés,du concombre au poivron, qui encore aujourd’hui, accompagne presque tous les repas.

Les légumes changent d’un pays à l’autre, mais l’idée reste la même: conserver ce que l’on a, et le rendre meilleur.

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Ce que fait concrétement la fermentation

La fermentation est un processus naturel au cours duquel des bactéries, des levures et des champignons bénéfiques décomposent les sucres des aliments en acides, transformant quelque chose d’ordinaire en un aliment plus riche, plus vivant.

Kimchi, choucroute, miso, kéfir, yaourt aux cultures vivantes, pain au levain, tempeh. Ce ne sont pas juste des aliments. Chacun porte en lui des milliards de microbes bénéfiques, prêts à rejoindre votre intestin dès la première bouchée.

Le kimchi et la choucroute offrent une combinaison assez rare: les bonnes bactéries issues de la fermentation, et les fibres du légume lui-même, dont ces bactéries se nourrissent.

La fermentation rend aussi certains nutriments plus faciles à absorber pour l’organisme, la vitamine C, certaines vitamines du groupe B, ainsi que des antioxydants — ce qui explique pourquoi la choucroute a longtemps été si précieuse en hiver, lorsque les aliments frais se faisaient rares et que l’alimentation avait besoin de tout renfort possible.

Bon à savoir

Les aliments fermentés sont plus efficaces lorsqu’ils sont accompagnés d’une alimentation déjà riche en fibres légumes, fruits, légumineuses, noix, graines et céréales complètes. Les fibres nourrissent vos bonnes bactéries.

Les aliments fermentés viennent, eux, leur apporter du renfort. En été, glissez-les dans vos salades,et vos repas légers, plutôt que dans les plats mijotés de l’hiver.

La chaleur de l’été met le corps à rude épreuve en silence. Même si nous n’en percevons que les signes les plus évidents, comme la transpiration ou la fatigue en fin de journée, la chaleur peut aussi affecter la digestion et, indirectement, l’équilibre de la peau.

Si vous n’avez jamais testé les aliments fermentés, l’été est une saison particulièrement propice pour les essayer. Une cuillerée de kimchi ou de choucroute à côté d’une salade, un verre de kéfir bien frais le matin, un petit bol de yaourt nature aux cultures vivantes, ou encore un bol de soupe miso servie fraîche un soir de forte chaleur.Il y a milles façons simples d’en intégrer davantage à votre semaine.

Privilégiez les produits au rayon frais portant la mention « cultures vivantes » ou « cultures actives » sur l’étiquette. Le traitement thermique appliqué lors de la production détruit précisément les microbes recherchés, un pot resté sur une étagère non réfrigérée n’aura pas le même effet.

🟠 Une remarque importante

Les aliments fermentés ne conviennent pas à tout le monde en grande quantité. Si vous souffrez d’une intolérance à l’histamine, du syndrome de l’intestin irritable, d’un système immunitaire fragilisé, ou si vous suivez un traitement d’immunosuppresseurs, introduisez-les progressivement et consultez d’abord avec votre médecin.

Comme pour la plupart des choses qui concernent votre corps, mieux vaut une petite quantité consommée régulièrement qu’une grande quantité consommée de temps en temps.

Ce que vous mangez fait partie de vous, et ce qui fait partie de vous finit par se voir sur votre peau. Un microbiome varié et bien nourri renforce la paroi intestinale, limite l’inflammation et aide à réguler les réponses immunitaires à l’origine des rougeurs, des imperfections et d’une barrière cutanée qui peine à retenir l’hydratation.

Tout ce que vous offrez à votre intestin, vous l’offrez aussi à votre peau. Les aliments fermentés sont une manière simple, directe et agréable d’en prendre soin.

Et si on préparait notre propre kimchi?

Si l’envie vous prend d’essayer, voici une version simplifiée du kimchi traditionnel au chou de Chine. Rien de compliqué : du chou, du sel, des épices, un peu de patience… et vous voilà avec un aliment naturellement fermenté, fait maison.

Ingrédients

  • 1 petit chou de Chine (type nappa), environ 700–800 g

  • 2 cuillères à soupe de sel de mer

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  • 2 à 3 cuillères à soupe de piment coréen en flocons (gochugaru), ou de flocons de piment doux si vous n’en trouvez pas

  • 3 gousses d’ail hachées

  • 3 oignons nouveaux émincés

Facultatif (pour plus de saveur)

  • 1 cuillère à café de gingembre râpé

  • 1 cuillère à café de sauce soja

  • 1 petite carotte en fines lamelles

Préparation

  1. Salez le chou

Coupez le chou en petits morceaux. Mélangez avec le sel et massez délicatement pour l’imprégner. Laissez reposer 1 heure, jusqu’à ce qu’il ramollisse et rende de l’eau. Rincez légèrement et égouttez.

  1. Ajoutez les saveurs

Mélangez le chou avec le piment en flocons, l’ail et les oignons nouveaux. Ajoutez le gingembre ou la sauce soja si vous voulez. Massez bien pour que le chou soit parfaitement enrobé.

  1. Laissez fermenter

Placez le tout dans un bocal en verre propre. Tassez bien pour que le chou baigne dans son propre jus. Laissez à température ambiante 1 à 3 jours. Goûtez chaque jour : dès que c’est légèrement acidulé et agréablement piquant, mettez-le au réfrigérateur.

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De l’intestin vers la peau, et de l’extérieur vers l’intérieur

Nous en parlons souvent: prendre soin de la peau commence de l’intérieur. Mais le même principe vaut aussi pour ce qu’on applique dessus.

Notre gel visage a été formulé dans cet esprit. Avec la niacinamide, l’acide azélaïque, l’acide salicylique, l’acide lactique et l’extrait de racine de curcuma, il contient aussi un ingrédient fermenté, le Leuconostoc / Radish Root Ferment Filtrate, choisi précisément pour soutenir le microbiome de la peau , un peu comme une cuillerée de kimchi nourrit votre microbiome intestinal.

Prendre soin de l’équilibre microbien de votre peau, tout en faisant des choix malins à table, c’est l’une des approches les plus cohérentes pour aider votre peau à traverser l’été.

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Un mot du cœur

Nous aimons savoir si ces petits changements trouvent leur place chez vous. Écrivez-nous.

La semaine prochaine, nous creuserons encore un peu le lien entre les aliments fermentés et la santé de votre peau. En attendant, gardez un bocal de fermentés à portée de main, buvez votre eau posément, et soyez patient avec votre peau.

Avec toute notre bienveillance,

Angela